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Trois figures du quotidien algérien francophone Liberté
à lIUT Michel de Montaigne. Trois figures dun
journalisme sous pression. Dun métier, qui sexerce,
quotidiennement, sous la menace de lislamisme armé,
du pouvoir des généraux et des petits notables.
Outoudert Abrous, directeur de
la publication du journal, Ali Dilem,
caricaturiste et Louisa Ammi-Sid,
photographe sont tous des " enfants ", plus ou moins jeunes,
de la libéralisation de la presse, décrétée
par le gouvernement algérien en 1990. Ils ont tous saisi
la plume ou lobjectif dans le vent de folie et de liberté
dexpression qui a suivi cette décision. Ils ont tous
vécu leffervescence puis le désenchantement
quand ils sont devenus des cibles vivantes au milieu dune
guerre fratricide qui a ensanglanté leur pays.
Outoudert Abrous, Louisa Ammi-Sid et Ali Dilem ont été
les chroniqueurs de cette Algérie déchirée
par la violence. Mais, ils nont jamais abandonné leur
liberté de ton. Comme si lessentiel pour eux navait
pas été de se protéger mais de transmettre
leurs témoignages à la postérité.
Maintenant que les barbus les ont plus ou moins lâchés,
ils aspirent à autre chose. Ils sont fatigués davoir
montré, des années durant, des morts dans des linceuls
et des enfants orphelins au regard hagard. Ils en ont marre que
leur travail se résume à ça : du sang et des
bombes. LAlgérie a changé, comme leur regard.
Où en est le nôtre ?
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