Soyons clairs ! Si le dimanche 21 avril avait vu la qualification de Lionel Jospin et de Jacques Chirac au second tour des élections présidentielles, ce dossier n'aurait jamais vu le jour. Mais voilà, l'extrême droite a pris place dans l'affrontement final. Incrédulité, consternation, inquiétude et manifestations ont été le lot de très nombreux citoyens. De la responsabilité de  la classe politique à celle des abstentionnistes, tous les champs ont été parcourus pour comprendre les raisons de la présence d'un parti extrémiste et xénophobe au second tour d'un scrutin aussi emblématique. Les médias n'ont pas été épargnés par les critiques, bien au contraire. Quelles étaient leurs responsabilités? Cette question s'est aussi bien posée dans le débat public que dans les rédactions. Et maintenant que la situation est telle qu'elle est, la problématique de la neutralité des journalistes est de nouveau d'actualité. La première vague d'émotion est désormais passée, les autocritiques ont été faites, mais engendreront-elles des évolutions? 


Avant

Au lendemain du premier tour, le traitement de l’insécurité et les sondages étaient au coeur des critiques. Les journalistes semblent coincés entre la rigueur et les tentations médiatico-commerciales.

Pendant

De nombreux journalistes et rédactions ont choisi de s’engager. La sacro-sainte neutralité n’est désormais plus aussi évidente.
Réaction, boycott ou analyse a contrario, aucune réplique ne semble, aujourd’hui, efficace contre La Pen.


Et Maintenant?

La menace extrémiste éloignée, les belles intentions affichées sont déjà datées. Quoi qu'il en soit, on s'interroge toujours sur la réelle influence des médias sur le public.


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