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édito
Toujours
plus de proximité. Le credo est simple, il ne date pas dhier.
La nouveauté est à chercher plutôt du côté
du petit écran. Chasse gardée de la PQR depuis toujours,
linformation locale sinstalle de plus en plus sûrement
à la télévision. Désormais, chacun y
va de sa chaîne locale ou de son décrochage régional.
Question dintérêt, ou simple multiplication des
moyens de diffusion ? Même sil nexiste pas un
modèle de télévision locale, des similitudes
existent bel et bien.
Cest bien connu, les Français sintéressent
davantage à ce qui se passe du côté de chez
eux plutôt quà lautre bout du pays. Pour
preuve, la palme daudience régulièrement décernée
au 19/20 régional de France Télévision, loin
devant lédition nationale.
Pour ajouter à la confusion naissante, la PQR sengage
et/ou investit dans différentes chaînes locales.
Même si certains analystes, tel le sociologue Jean-Marie
Charon dans une interview accordée à lActu des
médias, contestent lampleur du phénomène,
une majorité dacteurs télévisuels croient
en lavenir florissant des télévisions locales.
Ce qui amène le CSA à tirer un constat simple : alors
que depuis quelques années, le nombre de chaînes de
proximité naugmentait pas, lan 2000 a vu apparaître
quatre nouvelles chaînes : Télé Sud Vendée,
Clermont 1 ère, TV7 et la reprise dactivité
de TV8 Mont Blanc.
Pour transmettre leurs programmes, les télévisions
locales utilisent tous les moyens de diffusion existants, auxquels
il conviendra bientôt dajouter le numérique hertzien.
Internet constitue également une alternative de moins en
moins négligeable. Ces deux-là représentent
peut-être lavenir de linformation de proximité.
Par ailleurs, les plus perspicaces observeront certainement le regroupement
de nos reportages autour de Bordeaux. Question de proximité,
sans doute.
Bertrand Blais
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