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Télévision :
monochromie des journalistes
Etat
des lieux
Black-out sur les minorités visibles
A
qui la faute?
"Un Noir au 20 heures, ça n'arrivera jamais"
• Interview
de Marie-France Malonga, qui prépare une thèse sur la
question
Points
de vue de deux directeurs d'école de journalisme
• Interview de Loïc Hervouët,
directeur de l'ESJ de Lille
• Interview
de Didier Cherami, directeur de la filière journalisme de l'IUT
de Tours
Ils
en parlent
Témoignages de
•
Joseph Andjou
• Patrick
Fandio
• Vincent N'Guyen
• David
Delos
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Ils
en parlent...
“C'est un problème
social avant tout”
Vincent N’Guyen, grand reporter à France 2.
D’origine
vietnamienne par son père.
“A
aucun moment, on ne m’a fait comprendre que mes origines pouvaient
être un problème pour faire de la TV. Ni à l’école,
ni à France 2. Quand je suis sur le terrain, c’est plutôt
à l’étranger. Et je ne rencontre vraiment aucun problème.
A l’étranger, les gens peuvent penser que je viens d’une
télévision japonaise ou coréenne éventuellement…
Je ne crois pas que la télévision française présuppose
le racisme du public. Mais c’est assez difficile comme question...
Je crois que ça reflète simplement un problème général,
un problème social : les populations immigrées ont moins
accès aux études supérieures parce qu’elles
sont souvent issues d’un milieu moins aisé.
Par contre, je ne crois pas que les décideurs s’occupent
forcément de ce domaine. Je crois que c’est une question
d’éventail de choix qu’on leur propose. Je suppose
que d’ici quelques années, il y aura sur le marché
du travail journalistique beaucoup plus de personnes d’origines
différentes parce que les études se seront démocratisées
aussi et parce qu’il y aura peut-être eu une assimilation
différente. Il y a plein de gens de talents, quelles que soient
leur couleur de peau. Mais, parler de frilosité… Je crois
que c’est un peu plus compliqué que ça.
Vincent
N'Guyen,
par téléphone
Les quotas à la télévision, c’est une idée
qui m’a fait bondir. Je trouve que c’est une idée qui
peut avoir l’effet inverse de ce que ça veut faire et ça
peut jeter le discrédit sur des gens qui ont travaillé dur
pour faire ce métier. On va se dire qu’un gars est arrivé
là parce qu’il faut un certain nombre de Jaunes, de Noirs
ou d’Arabes pour rentrer dans les quotas… Ça fausse…Ça
jette forcément le discrédit sur la qualité du travail
des gens qui sont embauchés s’ils sont de couleur. Et la
discrimination positive non plus d’ailleurs. Ni dans un sens, ni
dans l’autre… Enfin, j’espère ! Ça
voudrait dire qu’on me donne des responsabilités pas parce
que je travaille bien, mais parce qu’ils veulent un peu de couleur…
Ça serait effrayant… Insultant même…
En ce qui me concerne, je n’envisage pas de faire du plateau un
jour. Je suis très mauvais et puis, ça me rend malade d’être
devant une caméra…”
Propos
recueillis
par Fabien
Rouschop
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Au nord de l'Irak,
on s'interroge sur l'ouverture d'un deuxième front.
Le
reportage de Gilles Jacquier et Vincent N'Guyen sous les bombardements
américains à Mossoul
L'annuaire des anciens
de l'Iut de Tours : les coordonnées de Vincent
N'Guyen
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