Syndicats de journalistes :
une influence en dents de scie

Le 16 janvier dernier, lors de ses vœux à la presse, le premier secrétaire du PS, François Hollande, a annoncé le dépôt d’une proposition de loi généralisant les sociétés de rédacteurs dans les entreprises de presse. Une initiative à laquelle s’opposent les syndicats de journaliste. Elle remettrait en cause, selon eux, l’existence même du syndicat. Le SNJ-CGT a réagi avec virulence en publiant un communiqué dès le lendemain. «Les syndicats ont pour mission la défense des intérêts matériels et moraux de la profession», précise-t-il. Les syndicats affichent des objectifs communs. Ils prétendent non seulement défendre les intérêts des salariés (indépendance rédactionnelle, conditions de travail par exemple), mais aussi veiller au respect de la déontologie, détaille le communiqué. De fait, «généraliser les sociétés de rédacteurs serait battre en brèche l’efficacité des syndicats dans une profession qui est déjà très individualiste», s’insurge Dominique Préhu co-secrétaire générale de l’USJ-CFDT. Les syndicats existent et souhaitent faire entendre leurs revendications. Ils veulent être reconnus pour leurs actions. Pourtant, seulement 10% des journalistes sont syndiqués. Un taux faible par rapport à nos voisins européens. Quel est dans ce cas le rôle effectif des syndicats ?

Fiches techniques des principaux syndicats


Dossier réalisé par Anne-Lucie Acar, Olivier Bénis, Raphaëlle Brenuchon et Juliette Camuzard
Illustrations : Olivier Bénis
22 février 2006 - La Lettre de l'Actu des Médias