Le magazine d'information sur les médias
réalisé par les étudiants
de l'IUT de journalisme de Bordeaux

 

Dossier réalisé le 10 février 2005

 

 

 

 

Un mot, un micro, lors de son déplacement dans le Nord-Pas-de-Calais, le 28 janvier 2005.
(Photo du service communication
de l'UMP)

Sarkozy et la presse
Opération séduction

Nicolas Sarkozy aime les médias et les médias le lui rendent bien. Depuis son retour en grâce en mai 2002, le président de l'UMP est omniprésent. Pendant les deux ans de son passage à l'Intérieur, TF1 et France 2 lui consacrent 269 reportages, alors que Dominique de Villepin en compte deux fois moins aux Affaires étrangères sur la même période (en pleine guerre irakienne). Deux ans plus tôt, Daniel Vaillant, qui occupait le bureau de la place Beauvau, devait pour sa part se contenter de 80 reportages. La comparaison est également sans appel dans la presse écrite où l'ancien maire de Neuilly totalise quatre à cinq fois plus d'articles que les autres membres du gouvernement, exceptés Jean-Pierre Raffarin et Jacques Chirac.

Et même ces colonnes paraissent parfois trop étroites pour les larges épaules sarkoziennes tant la prose journalistique déborde dans les librairies en livres plus ou moins complaisants. A tel point qu'on s'arrache la bête (des Hauts) de scène jusque dans les émissions de variétés. Pourtant dans un sondage sur la confiance des Français dans les médias, ils sont près de 60% (dont 44% à droite) à estimer qu'on en parle trop. A croire qu'il irrite autant qu'il fascine. Que la communication soit indissociable de son action. Mais quelle est donc sa botte magique qui ne semble réussir à personne d'autre qu'à lui-même? Et les journalistes dans tout cela? La couverture médiatique du "sarko show" est-elle politiquement justifiée? Peut-on dire au contraire qu'il existe une complicité d'intérêt sans verser pour autant dans une suspicion excessive?

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