Police et
justice face à la presse
Les
sources au rapport
Au mois de novembre
2003, une enquête de la brigade des stupéfiants de
Paris permet de mettre à jour un système de dopage
organisé au sein de l'équipe cycliste Cofidis. Plusieurs
coureurs connus sont soupçonnés de se livrer à
un véritable trafic. L'affaire Cofidis aurait pu rester dans
les mémoires comme le reflet d'un sport gangréné
par les problèmes de dopages quelques années après
les révélations sur l'équipe Festina. (Lire
le rappel complet de l'affaire Cofidis).
Pourtant, elle pose aujourd'hui
de nombreuses questions sur les rapports entre le journalisme, la
police et la justice.
Pourquoi ces interrogations ? Quelques mois après le début
de l'instruction, les rédactions du Point et de
L'Equipe reçoivent des informations de sources policières.
Elles entraînent la publication d'éléments déterminants
de l'enquête, comme des extraits d'écoutes téléphoniques
et de procés-verbaux d'audition. La justice va alors tenter
de découvrir l'origine des fuites qui ont permis aux journalistes
de dévoiler l'affaire. Le 13 janvier 2005, des perquisitions
sont menées aux sièges des deux journaux. Sur ordre
de deux procureurs du tribunal de Nanterre, des policiers fouillent
les bureaux des journalistes concernés, emportant disques
durs et documents. Ces interventions provoquent un véritable
tollé dans le milieu de la presse. Le débat sur la
protection des sources est (re)lancé. Et le monde du journalisme
entend aujourd'hui se mobiliser pour protéger les droits
de leur profession.
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Le
quizz
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